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Star Trek Beyond, Première critique

Si vous êtes à la recherche d'une sitcom en milieu professionnel sur un vaisseau du futur, alors, les derniers exploits mettant en vedette l'équipage de l'Enterprise, STAR TREK SANS LIMITES, ne vous décevront pas. Mais la question est de savoir si c'est une véritable motivation pour les spectateurs de la Franchise STAR TREK.
Star Trek Beyond, Première critique

Le troisième volet de la saga, reprise avec succès par JJ ABRAMS, il y a sept ans, est en effet plus amusant que profond. C'est un film léger, le niveau zéro de la gravité trekienne, dépourvu de toute question existentielle ou d'idée porteuse de message. On peut dire que les sous-entendus politiques et sociologiques dont GENE RODENBERRY avait fait la spécificité, sur petit ou grand écran, de sa création, sont absents. C'est surement ce qui explique cette inconsistance.

On peut dire ce que l'on veut à propos d'ABRAMS, une chose demeure, il est toujours à l'affût des changements, toujours au fait des envies et des esprits des fans, que ce soit sur la saga MISSION IMPOSSIBLE ou même avec STAR WARS : LE REVEIL DE LA FORCE. Parfois à contre courant des idées reçues, il sait ce qu'ils veulent et il le leur donne. Cette fois, il se cantonne au rôle de Producteur. Il a cédé les rennes de la mise en scène à JUSTIN LIN, un casse-cou du cinéma, toujours prêt à remuer et secouer son public, plutôt connu pour ses opus de la série FAST AND FURIOUS, un maitre des sensations viscérales et du vertige superficiel. Mais ces aspects ont toujours eu une importance très secondaire dans STAR TREK et c'est là, surement, que se situe le problème, Et ce n'est pas la coécriture de SIMON PEGG, qui, malgré toute sa bonne volonté de fan zélé, ne peut s'empêcher de tomber dans le biais de l'humour un peu potache, qui appaisera le mode action du metteur en scène.

Au début du film, CHRIS PINE, le capitaine KIRK, est sur une misssion diplomatique avec un Conseil d'Aliens aux proportions et goûts vestimentaires plutôt étranges voire burlesques. Et même si PINE est parvenu à capturer et maitrise une sorte de SHATNER-attitude, le départ de l'intrigue est à la fois inquiétant et fragile. A son retour sur l'Enterprise, Kirk explique en voix-off que, après avoir parcouru l'univers, lui et son équipage ont un peu le spleen, Comme dans une scène perdue de GALAXY QUEST, l'équipage semble désoeuvré et spirituellement morne : Un véritable malaise. Les membres de l'équipage sont gagnés par la routine et ils semblent manquer d'un but qui mobiliserait toutes leurs énergies.

Ils ne vont pas tarder à être éxhaucés. A peine amarrés à la gigantesque Station de la Fédération, un message de détresse envoyé par une représentante d'une espèce inconnue leur parvient. Elle explique qu'elle et son équipage ont été faits prisonniers par un chef de guerre cruel, nommé KRALL et qu'elle a besoin de leur aide. Le rôle du méchant incombant à IDRIS ELBA ( à peine reconnaissable sous son costume de latex et de mastic), nos attentes en matière de jeu son grandes. A KIRK et son équipage de le faire tomber, Tous ces visages connus maintenant, ZACHARY QUINTO, ZOE ZALDANA, PEGG, JOHN CHO, KARL URBAN et le regretté ANTON YELCHIN embarquent sur l'Enterprise pour naviguer au travers d'une nébuleuse à la poursuite de KRALL et de son graal, une arme de destruction massive qu'on pourrait tout aussi bien nommer le « Bonsandbois »ou le « Mécékoissa ».

Sans vouloir spoiler, on peut dire que l'équipage se rendra sur la planète de l'ennemi et sera divisé en deux groupes, que l'on suivra tour à tour, ce qui aura pour vertu d'espacer les abboiements de KRALL. KRALL le vengeur ? Mais, vous demandez-vous,,,De qui ou de quoi veut-il se venger ? Est-il un nouveau KHAN dans l'âme ? Sa motivation, hélas, n'est révélée que tard dans le film ce qui nuit à la compréhension de l'intrigue, tout comme l'absence de la moindre idée ou raisonance sous-jacente nuit à l'esprit TREK du film. A la place, nous avons des mini-arcs de développement des personnages, l'amour-haine entre SPOCK et BONES, la romance SPOCK-UHURA, la révélation subtile et bien gérée de l'homosexualité de SULU (on ne pourra pas me taxer de spoiler, vu la tapage de qui a entouré cette annonce, mais c'est un moment assez agréable). Ce sont de loin, les meilleurs moment de SANS LIMITES. Il est toujours interessant pour les fans de découvrir de nouvelles facettes des personnages, hors de la passerelle ou de l'uniforme, Et les nouveaux visages, comme celui de JAYLAH, sous les traits de SOFIA BOUTELLA, font aussi partie des ajouts intéressants.

En fin de compte, SANS LIMITES est un film introverti, tourné vers les personnages, Mais ce n'est qu'une moitié de ce qui le compose, L'autre moitié de la bataille, c'est la bataille en elle-même. Et là, LIN ne donne pas le meilleur de lui-même. La mission de sauvetage tourne vite à une suite de scènes d'action qu font rouler les yeux, parfois à la limite de l'incongru ou de l'anachronique. La musique de PUBLIC ENEMY ou des BEASTIE BOYS risque de provoquer chez quelques trekers traditionalistes de très douloureux infarctus du myocarde. Et KIRK se prenant pour STEEVE MCQUEEN dans LA GRANDE EVASION, sautant sur cette antique moto du 20eme siècle !!!(une récidive, dans cette trilogie, puisque Kirk s'est déjà retrouvé au volant d'une muscle-car dans le film de 2009, et même si PINE semble adorer faire mumuse avec ce genre d'egins, on est sensés être au 23eme siècle! Peut-être devrait-il laisser libre cours à cette passion dans une franchise plus,,,contemporaine ?)

Je ne voudrais pas paraître trop tatillon ou hargneux, mais l'univers trekien a une réelle signification pour la plupart des gens qui l'ont approché, Et si SANS LIMITES saura contenter un public avide de science fiction et d'action, il ne saura pas combler les attentes que porte en principe un film TREK. Les blockbusters estivaux étant toujours plus triviaux et sentationnels, la Franchise aurait pu compter sur SANS LIMITE pour nous donner du bon, entrecoupé de coups de semonce d'action et de science-fiction, mais en fait, on se retrouve avec cette impression d'avoir la tête prise dans la toile, comme lorsqu'on monte une tente dont le mât n'est décidemment pas assez haut.

Source: Entertainment Weekly

News proposée par Djeewhy, le 16 Juillet 2016.

Dernière édition par Topaze, le 16 Juillet 2016.

 
 
TopazeHors Ligne Topaze,  le 17 Juil. 2016 à 23H58'
Merci Djeewhy pour cette traduction.

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